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 hélène de champlain

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missa
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MessageSujet: hélène de champlain   Ven 9 Mai - 15:21

hélène boullé

Née en 1598, elle était la fille de Nicolas Boullé, secrétaire de la Chambre du roi, et de Marguerite Alix, tous deux de la religion réformée, union qui leur donna quatre enfants.
La jeune Hélène Boullé n'avait donc que douze ans lorsqu'elle épousa Champlain dont nous ignorons l'âge à cette époque en raison de l'inconnue sur sa date de naissance, mais gageons qu'il avait largement dépassé la trentaine. l'alliance d'une toute jeune fille avec un homme d'âge mûr n'avait à l'époque rien de choquant, mais plutôt qu'une histoire d'amour, il s'agissait le plus souvent d'un mariage de raison, d'une union entre deux familles, en somme d'une communauté d'intérêt. Un des frères d'Hélène, Eustache Boullé, rejoindra Champlain en Nouvelle-France en 1618 pour participer au commerce des fourrures.
En raison du jeune âge de la fillette, il était convenu dans le contrat de mariage que les époux ne pourraient cohabiter avant qu'il ne se passe au moins deux années. Ce contrat prévoyait également une importante dot de 6.000 livres, réglable à la même échéance de 2 ans, mais sur laquelle Champlain reçut immédiatement une avance d'un quart, aussitôt investie dans le commerce des pelleteries.
La différence religieuse ne fut pas un obstacle; Hélène Boullé, bien ancrée dans la religion calviniste, revint cependant, en se convertissant à l'âge de 14 ans, vers la religion de son mari.
Nous savons qu'entre deux voyages en Nouvelle-France, et durant ses brefs séjours parisiens, il arriva à Champlain de rendre visite à la jeune Hélène, mais c'est seulement au bout de dix ans de mariage, en 1620, qu'elle accepta l'idée de la traversée atlantique pour s'installer avec son mari à Québec. Quatre années d'exil qui lui pesèrent énormément. Mais rappelons-nous que le Québec de cette époque ne comptait que quelques maisons où logeait une population essentiellement masculine totalement dépendante du commerce des pelleteries. Son époux toujours absent, pris par sa tâche de gouvernement et ses expéditions, Il y avait bien la compagnie de madame Hébert, l'épouse du seul vrai colon de Québec et de sa fille, mais les différences de milieu et d'habitudes ne favorisaient guère le rapprochement entre ces deux femmes et la jeune Hélène qui passait une partie de son temps avec de jeunes amérindiennes admiratives de ses beaux habits et du miroir qu'elle portait toujours en sautoir.
C'est donc toute heureuse de rentrer en France, pour y retrouver l'animation de Paris, ses sorties et ses boutiques, qu'Hélène Boullé quitta Québec, via Tadoussac, en 1624. Elle ne retournerait jamais en Nouvelle-France.
En France, Hélène Boullé n'en continua pas moins de s'intéresser aux affaires de son mari. En témoignent les démarches qu'elle intenta contre Guillaume de Caen en 1627 pour des émoluements dûs à Champlain et restés impayés. Cependant, très portée sur la religion, elle envisageait sérieusement de pouvoir se faire religieuse. Elle s'en ouvrit dans une lettre confiée au Père Lalement en 1628 pour être remise à son mari. Le navire qui portait le jésuite, attaqué par les Anglais, n'atteignit point Québec, ni le pli son destinataire.
A la mort de Champlain, en 1635, Hélène Boullé retrouvait sa totale liberté mais point l'héritage du défunt. Dans les derniers mois de sa vie, Champlain aurait modifié les clauses du testament qui faisaient d'elle sa seule héritière au profit de notre-Dame-de-Recouvrance. La veuve ne contesta pas, mais le testament fut tout de même cassé, suite à l'action menée par une de ses cousines germaines.
Ce n'est toutefois qu'en 1645 qu'Hélène Boullé choisit d'entrer au couvent des Ursulines de Paris sous le nom de soeur Hélène de Saint-Augustin. La communauté des Ursulines était un ordre récent (fondé en 1635 à Brescia en Italie) composé de soeurs non cloîtrées et conçu pour mener des actions éducatives. Soeur Hélène, restée très indépendante choisit, encore novice et avec l'argent dont elle disposait, de fonder son propre couvent à Meaux.
Ce couvent n'existe plus aujourd'hui en tant que tel, devenu annexe d'un lycée, mais il en reste encore le souvenir avec cette artère baptisée rue des Ursulines. Hélène Boullé y acheva son parcours terrestre le 20 décembre 1654, mourant après quelques jours de souffrance et, comme on disait à l'époque, en odeur de sainteté.

samuel de champlain

Hormis le lieu, nous ne savons rien sur la naissance de Champlain, sur son enfance, mais rien, non plus, ne nous empêche de penser qu'il fut, comme tout un chacun dans cette période de sa vie, fortement marqué par l'éducation, les fréquentations, le milieu dans lequel il vivait.
En l'absence de sources, cette connaissance qui nous est refusée, et qui nous aurait pourtant permis de mieux comprendre les motivations, les engagements, la psychologie de l'homme dans son âge mûr, nous en sommes réduits à l'imaginer. Pour cette recherche, rédigée sur le lieu même de sa naissance, nous vous invitons à prendre connaissance de l'excellent article de Jimmy Vigé "Les racines de Champlain", paru dans l'ouvrage "Champlain, enfant de Brouage" et publié par le Comité du Mémorial (ouvrage signalé en avant-dernière page de ce site): une lecture incontournable pour mieux comprendre les engagements de l'homme dans son âge adulte. Faute de quoi nous devrons nous résoudre à tout ignorer de son enfance, de sa jeunesse, sauf que Champlain est né à Brouage (nous ne savons pas quand ?), fils d'Antoine Champlain, capitaine de marine et de Marguerite Le Roy. Nous ne savons pas davantage s'il eut des frères ou des soeurs.
La première partie de sa vie, dans sa globalité, reste entourée de mystère et pour appréhender correctement le parcours de Champlain, il nous faut patienter jusqu'à son premier embarquement pour le Canada en 1603, lorsqu'il commence le récit de ses voyages. Avant cela, à peine savons-nous qu'il passa quelques années dans les armées royales de Bretagne en lutte contre les ligueurs, alliés de l'Espagne, avec le grade de Maréchal des logis (sergent). Démobilisé vers 1598-1599, il aurait ensuité séjourné deux ans et demi chez les Espagnols, se rendant alors dans leurs possessions d'Amérique centrale, pour rentrer en France vers 1602.
Lorsque débute pour nous son parcours connu, à partir de 1603 (il semble alors avoir dépassé la trentaine), nous savons, par ses écrits, qu'il n'est pas étranger à la Cour du roi de France qui lui a attribué une pension. A quel titre ? Peut-être pour services rendus dans le cadre d'une mission d'espionnage durant son séjour espagnol; mais ceci n'est qu'une hypothèse.

cardinal de richelieu




Armand Jean du Plessis de Richelieu, cardinal, duc et pair de France, ministre de Louis XIII. Né à Paris le 9 septembre 1585, il meurt le 4 décembre 1642.

Initialement destiné au métier des armes, il fut contraint de rentrer dans les ordres afin de conserver à sa famille le bénéfice de l'évêché de Luçon. Il devint secrétaire d’État en 1616 puis cardinal en 1622 et principal ministre de Louis XIII en 1624. Il resta en fonction jusqu'à sa mort, en 1642 ; le cardinal Jules Mazarin lui succéda.

Le cardinal de Richelieu a été souvent désigné comme Premier ministre. Aussi est-il parfois considéré comme le premier des Premiers ministres que le monde ait connus. Son action englobe aussi bien des dimensions culturelles et religieuses qu'administratives, coloniales, politiques et diplomatiques.

Réputé pour son habileté voire son caractère jugé retors, souvent critiqué pour sa fermeté intransigeante, il fit du concept moderne de raison d'État la clé de voûte de ses méthodes de gouvernement et de sa vision diplomatique et politique. En lutte à l'intérieur contre la noblesse et les protestants, et à l'extérieur contre les Habsbourg, réprimant sévèrement aussi bien les duels meurtriers ou les conspirations nobiliaires que les révoltes antifiscales paysannes, il est considéré comme un fondateur essentiel de l'État moderne en France.
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hélène de champlain
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