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 légendes de belgique

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missa
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MessageSujet: légendes de belgique   Dim 24 Sep - 18:02

voila j'en ai trouvé quelques unes, mais je vais en mettre une à la fois, ok?

Légende de Tchantchès

Nous sommes en 760 dans la bonne ville de Liège en Belgique. C’est le mois d’août et un bébé vient miraculeusement de voir le jour entre deux pavés du quartier " Djus-d’la-Moüse " au-delà de la Meuse. C'est un quartier mal aimé, méprisé même, des bourgeois de la ville. Il y a là-bas tout un peuple d’artisans, d’ouvriers et de commerçants qui vit en bonne intelligence dans un esprit d’entraide et avec un amour de la liberté.
La naissance de ce bébé rose et potelé se répand de ruelle en impasse et chaque habitant veut voir le nouveau-né. Quelle n’est pas la surprise des habitants de l’entendre gazouiller. Il s’éclaircit la voix puis se met à chanter. La chanson qu’il chante est loin d’être anodine ; c’est une chanson à boire et il l’entonne à pleins poumons : "Allons la Mère Gaspard, encore un verre, encore un verre !"

Chacun se propose alors pour adopter un enfant aussi peu ordinaire. Les boulangers veulent l’élever avec leurs deux enfants ; il ne manquera jamais de pain, il sera bien entouré, bien aimé. Leurs voisins protestent. Ils n’ont déjà pas le temps de s’occuper de leurs enfants qui traînent dans les rues tout au long du jour. Que feraient-ils avec un enfant de plus ? Le mineur propose de le prendre chez lui.
- Nous avons déjà cinq enfants, un en plus ne nous fait pas peur.
Les voisins trouvent à redire. Ils n’ont déjà pas de quoi nourrir leur progéniture et se serrent la ceinture du 1 janvier au 31 décembre.

Un peu à l’écart, à quelques pas du gros de la foule, un couple regarde le bambin avec des yeux remplis d’amour. Ils rêvent depuis si longtemps d’avoir un bébé. Timidement, ils s’avancent, main dans la main.
- Nous pourrions peut-être le prendre chez nous. Nous lui donnerons de la tendresse et de l’amour. Nous n'avons pas d'enfant et une grande maison.
- Bonne idée ! dit le charcutier. Qui plus est, vous habitez au centre du quartier. Nous pourrons ainsi voir souvent l'enfant. Il sera un peu notre enfant à tous et nous veillerons à ce qu’il ne manque de rien.
- Maintenant il faut lui donner un nom ! dit le poissonnier.
- Appelons-le François ! dit la mercière, c'est un nom joli et facile à retenir.

Ainsi fut fait. Cependant au quartier Djus-d’la-Moüse, personne ne l’appelle François mais Tchantchès, un diminutif qui lui va plutôt bien. Le garçon est gai comme un pinson, toujours souriant. Il rit dès son lever et seule une chose le met en colère. Il ne peut supporter de voir un récipient contenant de l’eau.

Pour nourriture, il reçoit des harengs saur qu'il trouve fort à son goût. Mais le hareng saur est excessivement salé et enflamme son gosier. Son père, à l’insu de sa femme, lui donne des biscuits trempés dans du Peket, un alcool de genièvre dont raffolent les Liégeois, qu'il aime beaucoup.

Le jour du baptême de Tchantchès, toute la population s’est donné rendez-vous à l’église. Il y a tant de monde dans le bâtiment, qu’un mouvement de la foule déstabilise la marraine qui laisse échapper son filleul. Il vient heurter son nez sur le bord du baptistère. Il n'en faut pas plus pour qu'une rumeur se répande : Tchantchès est devenu invulnérable.

Au fil des ans, son nez enfle, grossit, atteint une grandeur démesurée. Ses parents dépensent une fortune en baume et onguents de toutes sortes. Hélas ! rien n’y fait et le visage de Tchantchès devient difforme. Grâce à sa gaieté naturelle, son énorme nez ne le rend pas foncièrement laid mais plutôt drôle. Il devient même le modèle des masques de carnaval.

Un jour, qu'il attrape la rougeole, le médecin lui prescrit de boire un verre d’eau ferrugineuse chaque matin pour le guérir. Sa maman rassemble dans une marmite remplie d’eau tout ce qu’elle possède comme objets en fer : des clous, des fers à cheval, des vieilles clés ... Chaque matin, elle prélève un verre de cette mixture. Ce n’est pas bon du tout mais Tchantchès est un enfant obéissant qui ne veut surtout pas faire de peine à sa mère. Il vide son verre d’un trait en faisant un terrible grimace.

Un matin, il vide son verre comme à son habitude mais un morceau de fer reste coincé dans son gosier. Il ne peut plus lever ni baisser la tête, seulement la tourner de droite à gauche et de gauche à droite. Comme il aime tout particulièrement regarder les nuages, il prend l’habitude de se coucher sur le dos pour les contempler. Pour regarder les insectes sur le sol, il se couche sur le ventre. Sa joie de vivre n’est pas altérée pour autant.

Tchantchès grandit. En se regardant dans le miroir, il se rend compte de sa laideur. Il a honte, il est de plus en plus malheureux. Il ne sort de sa maison que le soir ou lorsqu’il est certain de ne rencontrer personne dans la rue. Il souffre atrocement de la solitude alors qu’il est fait pour rire, pour chanter et être bon avec le monde.

En 770, il vient d’avoir dix ans. A l’approche du 15 août et des fêtes de l’Assomption, les habitants recherchent activement celui qui acceptera de jouer le rôle de Saint Macrew. Personne ne veut se balader toute la journée dans une chaise à porteurs, le visage maculé de suie et devant subir les quolibets des villageois. Tchantchès, las de solitude, se propose et plutôt que de plier l’échine sous les plaisanteries, il répond du tac au tac ce qui lui vaut l’admiration de tout le quartier.

La laideur est peu de chose et l’humour et l’intelligence la font bien souvent oublier. Il a été sacré " Prince de Djus-d’la Moûse " et rencontre bien d’autres aventures. On dit qu’il est enterré place de l’Yser là ou s’élève encore aujourd’hui sa statue. Si vous passez par Liège, dans ce quartier, regardez bien... vous le rencontrerez certainement car il est immortel.
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luluciferine
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MessageSujet: Re: légendes de belgique   Lun 25 Sep - 12:36

tres jolie legende... en plus elle est pleine de morale...

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missa
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MessageSujet: Re: légendes de belgique   Lun 25 Sep - 13:16

oui je trouve aussi. elle est triste aussi
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MessageSujet: Re: légendes de belgique   Lun 25 Sep - 14:42

oui tres!

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MessageSujet: Re: légendes de belgique   Jeu 5 Avr - 19:36

Oui elle est très triste. Mais la morale de cette histoire est que la laideur est peu de choses dans l'univers à côté de choses comme euh... comme beaucoup de choses quoi Very Happy. Elle n'empêche pas d'être heureux (oui enfin là ça peut dépendre je trouve, on peut en sourffir aussi. Smile )
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MessageSujet: Re: légendes de belgique   Jeu 5 Avr - 19:48

Eurora a écrit:
Oui elle est très triste. Mais la morale de cette histoire est que la laideur est peu de choses dans l'univers à côté de choses comme euh... comme beaucoup de choses quoi Very Happy. Elle n'empêche pas d'être heureux (oui enfin là ça peut dépendre je trouve, on peut en sourffir aussi. Smile )

je suis d'accord avec ce que tu dis Eurora... en effet même si la laideur n'empêche pas d'être heureux, cela n'empeche pas que l'on puisse beaucoup en souffrir...

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MessageSujet: Re: légendes de belgique   Ven 25 Mai - 17:21

Et vous vous êtes heureuse quand vous souffrez ??? Moi pas. Mais qu'est la laideur? Un du subjectif, ce qui est laid pour quelqu'un ne l'est pas pour son voisin. On a tendance à se positionner par rapport à une référence, la mode, les modèles, etc. Restez libres de toutes ces normes subjectives et vous garderez votre bonheur, quel que soit votre aspect, vos habitudes de vie.
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MessageSujet: Re: légendes de belgique   Dim 29 Juil - 23:55

voila une légende qui vient d'Ellezelles, dans le hainaut.


Il y avait une fois un château qui dominait la colline. On disait qu'il était hanté. Les dernières personnes qui avaient habité cette demeure s'en étaient allées, car le fantôme qui y avait élu domicile était particulièrement remuant... Tous les villageois en avaient peur, si bien que plus personne ne voulait habiter le château, et même, on évitait de passer à proximité. On en parlait beaucoup au village, mais personne ne se décidait à faire quelque chose. Un jour, Octave, le cordonnier, releva le défi:
- Ce fantôme ne me fait pas peur! Cette nuit, j'irai au château, et pour passer le temps, je ferai des couquebakes! (comprenez des crêpes). Donnez-moi les ingrédients nécessaires, je m'en vais les cuire au château!
Et il partit vers l'étrange demeure... A la nuit tombée, il pénétra dans la cuisine du château. Il alluma un grand feu et commença son ouvrage. Il s'apprêtait à verser la première louche de pâte dans la poêle quand il entendit frapper un grand coup au plafond et une voix rauque qui disait:
- Est-ce que je peux tomber?
Et Octave répondit calmement:
- Oui, mais pas dans mes crêpes! C'est un bras qui tomba!
Octave, sans plus d'hésitation, le jeta derrière lui afin d'avoir plus d'aisance pour continuer à faire cuire ses couquebakes. On cria encore:
- Est-ce que je peux tomber?
Sans se démonter davantage, Octave répondit à nouveau :
- Oui, mais pas dans mes couquebakes!
Un autre bras tomba, puis ce furent les jambes, le tronc et la tête... Alors on n'entendit plus rien, tout était calme. Mais quand Octave se retourna, il tomba nez à nez avec un squelette! Gardant son sang froid, Octave lui adressa la parole et lui demanda s'il voulait une couquebake. Mais le squelette ne répondait pas. Octave commençait à s'énerver quand le squelette lui dit de l'accompagner dans la cave...
- D'accord, mais tu passes le premier! répondit Octave, car il se méfiait quand même, et il le suivit. Au fond de la cave, le squelette indiqua trois pots à notre villageois. Le premier pot était plein de pièces d'or, le deuxième de pièces d'argent et le troisième de pièces de monnaie ordinaire. Octave n'en croyait pas ses yeux. Le squelette lui dit:
- Le pot d'or, c'est pour faire dire des messes pour les défunts du château, l'argent, c'est pour distribuer à tous les pauvres du village, et le troisième pot, celui rempli de monnaie, c'est pour toi.
- D'accord, dit Octave, mais le squelette avait déjà disparu.
Honnête homme, Octave était décidé à faire ce que le squelette lui avait dit. Il remonta donc avec les pots, et pensait tellement à faire son devoir qu'il en oublia même ses couquebakes... Octave regagna le village et alla directement trouver le curé pour lui remettre le pot d'or. Ensuite, il alla distribuer l'argent aux pauvres. Enfin, il garda la monnaie pour lui, il l'avait bien méritée! Le curé dit donc des messes pour les défunts du mystérieux château. Peu après, les villageois s'aperçurent que le château n'était plus hanté: le fantôme l'avait abandonné car les messes de monsieur le curé lui avaient permis d'entrer au paradis. De nouveaux châtelains intégrèrent alors la demeure, et y vécurent en paix. Octave, quant à lui, vivait toujours au village, mais à présent, il était devenu un héros, riche de surcroît!
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MessageSujet: Re: légendes de belgique   Lun 30 Juil - 0:00

en voila une autre qui vient des flandres orientales.


Un homme soupçonnait sa voisine d'être une sorcière. Un jour, il voulut en avoir le coeur net, et il alla lui rendre visite en espérant la démasquer. Il resta toute l'après-midi chez elle, et, le soir venu, il prétexta un mal de tête terrible qui, disait-il l'empêchait de rentrer chez lui. Il finit par convaincre la femme de dormir chez elle.
Faisant ainsi semblant de dormir, il l'épia, et ne fut pas déçu!
Elle avait ouvert une armoire où elle avait pris un pot rempli d'une sorte de graisse. Elle s'en était badigeonné le front, avait remis le pot à sa place et avait dit:
- Par dessus les haies et les buissons!
Ensuite, elle avait disparu.
Notre homme, emporté par sa curiosité, s'empara du petit pot, s'en enduit le front et dit:
- A travers les haies et les buissons!
Et oui, il s'était trompé dans la formule magique: c'est bien à travers les ronces, les haies et les buissons qu'il a rejoint la sorcière et ses nombreuses consoeurs. Elles se sont bien vite aperçues qu'il était là: il avait le visage tout ensanglanté.
- Comment es-tu arrivé ici? lui demanda sa voisine.
Et il lui expliqua comment il s'y était pris. Celle-ci ne se fâcha même pas et lui expliqua la bonne manière de faire:
- Tu es plein de sang à cause des ronces, tu as dit les paroles de travers. Dis-les autrement à présent: dis 'Par dessus les haies et les buissons! ' et retourne chez toi!
Et c'est ce qu'il fit. Et on raconte qu'après cet épisode, jamais plus il n'osa retourner chez cette femme, maintenant qu'il savait qu'elle était une sorcière...
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MessageSujet: Re: légendes de belgique   Lun 30 Juil - 12:50

Une de ma région :

La légende du renard

1580

C'était la veille de Noël, à Visé ce 16e siècle tout empreint de superstitions.

La nuit est tombée. Une fine couche de neige recouvre les toits de chaume. Dans une maison, à l'enseigne du Mouton Noir, où chaque jour, amis et parents se réunissent, la soirée commence.

Une joie toute particulière règne parmi l'assemblée. Tous allaient assister
à la messe de minuit, admirer les décorations de l'église. Ils adoraient le bambin couché entre le boeuf et l'âne. Ils entonneraient les vieux
chants de Noël wallons si touchant. Puis, ils s'en retourneraient en bandes
joyeuses pour se régaler des boûkètes (crêpes) préparées par les femmes.

Dans la cuisine, mamans et fillettes s'affairent autour du fourneau. Près de l'âtre, où de grosses bûches dégagent une douce chaleur, les hommes sont assemblés et dans cette nuit du Mystère, les souvenirs reviennent
en mémoire.

Le plus âgé, Norbert, prend la parole et raconte une vieille histoire qui
tout de suite captive l'assembée.

Je me souviens, dit-il, que mon père André, qui n'avait peur de rien,
me racontait souvent une chose étrange, que je n'ai pas voulu vérifier.
Il affirmait qu'à l'endroit dénommé Croix Renard, avait lieu chaque année, la nuit de Noël, à minuit, une apparition étrange.

Venant dont on ne sait où, un grand renard aux yeux noirs comme la nuit,
apparaissait brusquement dans le carrefour sans laisser de traces sur
la neige. C'était, paraît-il, le diable incarné, furieux de la naissance
du petit Jésus qui allait sauver les âmes et le priver ainsi de ses proies.

Malheur à l'infortuné qui traînait dans les parages!

Un vieux sage, avait dit à mon père qu'il connaissait le moyen de

détruire le diable. Il fallait présenter au renard noir une poule aussi
noire que lui. Ainsi on le tenait à sa merci. Il a même assuré que celui qui serait assez hardi pour attraper le diable recevrait, en retour, le secret pour fabriquer de l'or, il pourrait ainsi devenir l'homme le plus riche du pays.

Moi, dit le vieux, je préfère y croire que de vérifier moi-même.

Ce récit avait jeté un trouble sur l'assistance.

La volée des cloches sonnant gaiement, appelait les fidèles à la messe de minuit.
Des bandes joyeuses se formaient et se dirigeaient vers l'église. Cependant, Etienne, un vieux jeune homme ne les suivit pas, il bifurqua vers le plateau de Lorette. Il annonça aux autresqu'il voulait éclaircir l'histoire du Renard.
Il allait s'embusquer dans les buissons pour voir ce qu'il se passerait.

Les avertissements des vieux, les pleurs des femmes, rien n'y fit, il monta la colline. Très inquiets, ses compagnons se rendirent à l'église.

Au retour de l'office, les Visétois se rassemblèrent afin d'attendre l'imprudent.

En vain, ils attendent le lever du jour. Armés de bâtons et de fourches, un groupe d'hommes se dirgea vers le carrefour de la Croix Renard.

Un spectacle saisissant les attend. Les bras en croix, couché sur la neige.

Etienne gît mort.

Aucune trace!

Rien ne peut les renseigner sur ce qui s'est passé. Seules deux morsures
bleues apparaissaient au cou du brave garçon...

La marque des dents du Malin!...

Plus tard, on plaça une croix de pierre pour immortaliser cette nuit abominable.

(Cette croix et cette légende, on en parlait déjà dans les registres du 16e siècle: Li creux di Renar)

Un élément de cette croix existait encore dans les années 1930.
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